Résumé/Summary

Résumé de la thèse

 

 

 

Léon Bonnat (1833-1922) reçoit sa formation artistique en Espagne, puis dans l’atelier parisien du peintre Léon Cogniet, enfin à Rome. Ses premières grandes compositions religieuses lui apportent très tôt le succès, la renommée, les commandes de l’État, et ses scènes de genre italiennes ou orientalistes sont achetées par la clientèle privée.

 

Vers le milieu des années 1870, il se tourne définitivement vers la peinture de portrait dans laquelle il remporte un immense succès faisant de lui, selon ses contemporains, l’un des plus grands portraitistes de son époque. Il peint les portraits des représentants de la classe dirigeante et fortunée française ou étrangère, en particulier américaine, jusqu’à la Première Guerre mondiale. Il pratique ce genre jusqu’à la fin de ses jours, laissant derrière lui, au-delà des portraits d’amis artistes ou de membres de sa famille, une exceptionnelle « galerie » des personnalités du moment, aristocrates, hommes politiques, grands bourgeois français et étrangers, dont quelques œuvres « iconiques » qui marquent la mémoire collective.

 

 

 

 

 

 

Portrait de M. Allard, 1885, huile sur toile, 99 x 80,5 cm, collection particulière.

 

 

Portrait de Jules Ferry, 1888, huile sur toile, 60 x 53 cm, Saint-Dié-des-Vosges, Musée Pierre-Noël. « Provenance : Musée Pierre Noël, Saint-Dié-des-Vosges. Cliché Karine Laine ».

 

Summary of the dissertation

 

 

 

Léon Bonnat (1833-1922) received artistic training in Spain, then in the Parisian studio of the painter Léon Cogniet, and finally in Rome. His early large religious pictures quickly brought him success, fame, and State commissions, while his Italian and Orientalist genres scenes were purchased by private patrons.

 

Around the middle of the 1870s he made a definitive turn toward portrait painting that became immensely successful and made him, according to his contemporaries, one of the greatest portraitists of the wealthy and ruling class in France or abroad, particularly in the United States, before the First World War. He practiced in this genre until the end of his life, leaving behind - except for the portraits of his artist friends and members of his family - an exceptional gallery of personalities of the time, primarily aristocrats, politicians, and French and foreign grands bourgeois, including several iconic works that mark the collective memory.

 

 

 

 

"M. Léon Bonnat, dont les premières peintures religieuses, d’un réalisme plus qu’à demi espagnol, avaient tout de suite attiré l’attention, composait cette galerie historique que l’avenir consultera avec autant de confiance en la loyauté du Maître que d’admiration pour la décision et la netteté vigoureuse de son œil et de son pinceau".

 

(André Michel, « Les Salons au Palais de l’Industrie de 1857 à 1897 », Gazette des Beaux-Arts, avril 1897, p. 275).

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